Cultura: Jean Clair entre à l'Académie Française
Après la disparition de sa revue, Jean Clair rejoint le Centre Georges-Pompidou, où il dirige les Cahiers du Musée national d'Art moderne de 1978 à 1986. Il est le commissaire des expositions "Marcel Duchamp" en 1977, "Les Réalismes" en 1980, "Vienne, l'apocalypse joyeuse" en 1986 ainsi que de rétrospectives monographiques consacrées à Bonnard et Balthus. Il se dirige par la suite vers une réflexion historique sur les relations entre l'art et les disciplines scientifiques - anatomie, médecine, psychiatrie - à l'époque moderne.
Deux expositions au Grand Palais sont issues de ces travaux, "L'âme au corps" en 1993 et, en 2005, "Mélancolie, génie et folie en Occident", qui a obtenu un grand succès de fréquentation. Des ouvrages à caractère historique accompagnent cette démarche, particulièrement Méduse. Contribution à une anthropologie des arts visuels (Gallimard, 1989).
Bien qu'ayant dirigé le Musée Picasso de 1989 à 2005, Jean Clair conduit à partir des années 1980 une polémique constante et souvent véhémente contre l'art contemporain et contre le surréalisme. En 1983, dans ses Considérations sur l'état des beaux-arts (Gallimard), il entend dénoncer la disparition des traditions artistiques traditionnelles.
Depuis lors, de nombreux ouvrages polémiques, de La Responsabilité de l'artiste (Gallimard, 1997) à Journal atrabilaire (Gallimard, 2006) et à Malaise dans les musées (Flammarion, 2007), ont fait de lui l'un des principaux représentants du courant antimoderne.


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